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Audiences publiques en environnement sur l’amiante | Le Gouvernement du Québec doit payer pour les coûts engendrés par la gestion de l’amiante

Thetford Mines, le 7 août 2020. – À la suite des audiences publiques tenues en décembre 2019 dans le dossier de la gestion de l’amiante, la Commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a déposé, ce matin, un rapport contenant ses recommandations au ministre de l’Environnement

La transformation et la revitalisation des résidus est possible
À première vue, au-delà des 10 principes directeurs que recommande la Commission pour adoption par le Gouvernement du Québec, le rapport du BAPE vient confirmer que la transformation et la revalorisation des résidus est possible, ce qui est une bonne nouvelle. « Il reste à souhaiter que les règles mises en place pour le faire ne soient pas trop sévères, ce qui pourrait nuire aux projets. Les montagnes de résidus miniers représentent un potentiel de développement économique immense et les entreprises de ce créneau doivent être aidées pour favoriser leur réussite, rejoignant ainsi les principes d’économie circulaire avec la valorisation des rejets miniers » soutient le maire de Thetford, monsieur Marc-Alexandre Brousseau.

Le gouvernement du Québec doit faire sa part
Les nouvelles sont moins bonnes concernant la présence de matériaux contenant de l’amiante dans les travaux de génie civil. La Commission avalise les normes exigées par le ministère de l’Environnement, ce qui implique que le gouffre financier engendré par la mise en place de mesures pour faire respecter ces règles va perdurer. « Les commissaires reconnaissent toutefois l’ampleur des surcoûts et considèrent essentiel que le Gouvernement du Québec paie sa part » de mentionner le maire de Thetford.

« Les gouvernements ont encouragé l’exploitation de l’amiante pendant plus d’un siècle et en ont tiré les bénéfices fiscaux durant toute cette période, il s’agit d’une justice intergénérationnelle et territoriale que la facture n’incombe pas uniquement aux municipalités touchées. D’autant plus que ce n’est pas seulement l’organisation municipale qui sera touchée, mais aussi tous les citoyens et les entreprises qui auront à manipuler des matériaux contenant de l’amiante dans le cadre de travaux sur leur propriété » poursuit-il.

Une entité administrative implantée à Thetford?
Dans ce même rapport, la Commission suggère la création d’une entité administrative pour la gestion et l’élimination de l’amiante. Cette recommandation fait possiblement suite à une proposition émise par la Ville de Thetford Mines visant à implanter un observatoire scientifique sur l’amiante. « C’est positif, mais cette entité doit s’implanter ici à Thetford. Nous espérons, en tant que principaux intéressés, être consultés sur la définition de son mandat » ajoute le maire.

À propos du dossier
Rappelons que la présence d’amiante sur le territoire de Thetford coûte très cher depuis la mise en place des nouvelles normes liées à la gestion de l’amiante.

Le développement urbain et économique est grandement affecté, voire même bloqué par des contraintes qui s’ajoutent sans cesse. La Ville avait des attentes élevées afin que le BAPE fournisse des éclaircissements et des allégements pour favoriser sa croissance et, surtout, faire épargner ses contribuables. « Nous poursuivrons donc nos représentations afin d’amoindrir la facture pour nos citoyens » conclut M. Brousseau.