La nouvelle loi 132 sur les milieux humides est une catastrophe pour notre développement

On en parle partout au Québec, tout le monde s’y oppose, mais en quoi ça vous concerne? Auparavant, lorsqu’un milieu humide était affecté par une construction, on pouvait compenser en protégeant un milieu humide sur un autre terrain. Donc, on échangeait un milieu humide contre un autre, deux ou trois fois plus grand, qu’on s’engageait à protéger. Maintenant, ce n’est plus possible, le gouvernement ne veut plus que l’on protège d’autres milieux humides, il veut de l’argent, beaucoup d’argent. On parle de 20 à 80 $ du mètre carré selon la valeur marchande du terrain, et non selon la valeur écologique. Quand tu prévois acheter un grand terrain pour faire un grand projet, ça représente plusieurs centaines de milliers sinon des millions de dollars.

Un milieu humide n’est pas qu’un marécage. La définition est organisée pour ratisser très large. Vous comprendrez donc l’impact de la loi 132 sur le développement de nos municipalités. Les conséquences financières sont tellement gigantesques que les promoteurs vont maintenant chercher des terrains secs, sinon la rentabilité sera affectée ou impossible. Pourtant, la méthode précédente avait un réel impact environnemental avec la préservation d’un milieu humide ailleurs. Désormais, ça prend un gros chèque. Ça va drôlement compliquer la croissance de nos villes et brouiller nos plans de développement. En espérant qu’au moins, les sommes soient réinvesties chez nous si rien ne change.

Marc-Alexandre Brousseau, maire